gatling-joe-by-sam-van-olffen-2016

 

Gatling Joe, son héros charismatique, ses femmes fatales, ses braquages de banque, gunfights déments et son érotisme soft, tout y est réunis pour promettre au spectateur un spectacle erotico-pyrotechnique.

Et le film tient ses promesses !

C’est l’histoire de Joe Wally, raté magnifique, mal dans sa peau qui achète dans une brocante deux mitrailleuses gatling. Or, celles-ci s’avèrent en parfait état de de fonctionnement. Après un rapide bilan de sa vie, il décide d’en faire son  extension corporelle et, par leurs canons, qu’en jaillissent toute les frustrations de son existence.

Armes ajustées à son costume, il braque banque sur banque, s’affublant du surnom de « Gatling Joe ». Jusqu’au jour où son chemin croise celui de la trouble Miranda, dont le triple jeu mettra en jonction : les forces de l’ordre, la mafia, et des terroristes féministes hystériques et armées  au cours d’un final apocalyptique.

Difficile de résumer Gatling Joe.

Œuvre potache au formalisme léché et au dialogues improbables :

– Vous êtes un manipulateur, Joe. Vous tirez les ficelles.

– Les seules ficelles que je tire, sont celles des strings.

Mais aussi film de braquage et pamphlet enragé sur des classes sociales en pleine hargne revendicatrice, film d’action inclassable, violent et érotique,  Gatling Joe reste à ce jour l’une des œuvres les plus singulières produites par le studio VKP.

Réalisé par le vétéran Dennis Wull, mettant en scène un Lars Gunnarson avant qu’il ne se fourvoie dans les séries télé de grand-mère (Sacramento, Love in Mississpi…), le film met en lumière pour la première fois à l’écran Ornella Estrella, future  playmate de Inside Her magasine, ce qui coulera sa carrière de façon irréversible.

Restent les séquences d’action d’une furie inventive, contrebalançant le penchant érotico-comique du métrage faisant dire à Sam Peckinpah sur son lit de mort :

« J’ai essayé avec Guet-apens  d’atteindre la hargne visionnaire de Gatling Joe… Et j’ai échoué. »

 

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