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Dans The Hitman (1970) Sam Fringall joue Enrico Jones, un flic infiltré dans le gang de Maximum Pimp, un sanguinaire proxénète. Celui-ci, découvrant la réelle identité de Jones,  lui coupe le bras et le laisse pour mort dans une usine désaffectée. Mais non seulement Enrico Jones, qui a la peau dure, n’est pas mort, mais de plus il est très rancunier.

Son chemin croise alors celui du docteur Rochereau. Coïncidence : la fille du docteur, s’est trouvée entrainée dans le réseau du Pimp.

Unis sous le sceau d’une vengeance commune, le docteur propose alors un deal à Enrico Jones : il lui offre le moyen de se venger du Pimp, et en retour, Enrico Jones libère sa fille.

Jones accepte.

Le docteur Rochereau lui greffe alors un canon plasmique à la place de son bras coupé.

Ainsi armé, Jones est bien décidé de retrouver Maximum Pimp. Et sa vengeance sera terrible.

Le film impressionne. Par la qualité de son histoire tout d’abord, mais aussi par ses dialogues écrits par le très jeune Romeo Young, alors au début de sa carrière. Tout au long du métrage, le second degré est de mise, comme par exemple lorsque Maximum Pimp (joué par un étonnant Angus Jackson) découvrant qu’Enrico Jones est une taupe, déclame :

« J’ai toujours su que t’étais une taupe, ça se voyait à tes yeux »

Si Leon Dikkers n’atteint pas encore les sommets de mise en scène, il n’en reste pas moins prometteur et efficace, notamment la scène de poursuite entre la Plymouth de Jones et la limousine gadjetisée du Pimp dans les rues de New York. Généreuse en tôle froissée, la séquence déroule un découpage simple, sec et direct qui n’est pas sans rappeler celui de French Connection que réalisera William Friedkin cinq ans plus tard.

Le film, malgré ses nombreuses qualités, sera un échec cuisant au Box-Office, mais n’en demeurera pas moins une source d’influence pour nombreux artistes.

Buichi Terazawa, le créateur de Cobra l’avoue lui-même sur son site internet : « Sans the Hitman, Cobra n’aurait jamais existé. »

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